PIEGEE



UN FILM SUR
la fille de Tom Clancy, les réquisitions de voitures qui sont TOUJOURS neuves (et sûrement pas assurées donc qui prennent forcément cher), la difficulté de continuer à travailler avec son ex, le free fight, les murs sur lesquels on s'appuie pour se jeter sur les gens.

POURQUOI "Piégée"?
Parce que le personnage principal se retrouve trahie, lâchée par tout le monde et endosse la responsabilité de l'échec d'une mission. Ils se sont pas beaucoup foulé pour le titre, ils auraient pu chercher un peu plus loin. "Mission impossible" ça aurait été pas mal.

LA RÉPLIQUE DU FILM
"Je ne frappe pas les femmes habituellement, je préfère que les choses se passent en douceur.
- Croyez-moi, vous feriez une très grave erreur."

ÉQUATION
Piégée = MI 4 + (SALT - Angelina Jolie)

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
se mettre à écrire des bouquins d'espionnage pour se payer une belle maison au bord de l'Océan.

POURQUOI Y ALLER?
Parce qu'on retrouve le style de Soderbergh qui n'est jamais désagréable. Une mise en scène et une esthétique maitrisées, propres et inventives. Le boulot est fait, et avec pas mal de raffinement (qui a dit "trop"?).
Pour les bastons plutôt originales dues à Gina Carano qui n'est pas juste une actrice avec des gros seins, mais surtout une spécialiste du vale tudo ou free fight. Si vous en avez jamais vu ça passe sur W9 tard dans la nuit de temps en temps (je cherche pas les films érotiques la nuit sur la TNT). Le principe est simple et il y a très peu de règles à part interdiction de mettre les doigts dans un quelconque orifice (on parle toujours du vale tudo, pas de film érotique). Du coup dans le film ça donne des chorégraphies mêlant plusieurs styles de combat, très agréable. C'est ce qui est bien avec Soderbergh, il monte son casting par rapport aux rôles : Gina Carano, spécialiste du free fight pour Piégée, Sasha Grey, actrice porno pour Girlfriend Expérience, Georges Clooney, braqueur de box-office  pour Ocean's 11. On n'a pas hâte qu'il embauche un proctologue pour la prochaine fois, ça ferait un film bizarre.  
Parce qu'il n'y a plus que dans ses petits rôles dans des films américains que Mathieu Kassovitz est encore bon.

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Pour l'histoire qui est très convenue et assez brouillonne. En plus elle est amenée de façon très maladroite, on vous balance tout d'un seul coup vers la fin, comme on se débarrasse d'une aveu dont on a un peu honte. En l'occurrence vu le manque de surprise, on peut comprendre. Le choix du flashback comme procédé narratif pendant toute la première partie du film n'aide pas vraiment à faire disparaitre cette impression
Parce que le personnage principal, en plus de manquer de profondeur, n'a que très peu de charisme. Après c'est difficile de lui reprocher son naturel quand on pense à ce que ça aurait été avec la grosse bouche d'Angelina Jolie. On s'en sort pas si mal en fin de compte.

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"Y'a un peu trop d'accrocs dans ce plan."
Hannibal Smith

STARBUCK


UN FILM SUR
les flos, des bains sous la contrainte, le soccer en famille, la fertilité, le coming-out de son meilleur copain, la dépression pré-partum.

POURQUOI "Starbuck"?
C'est le pseudonyme qu'utilise le personnage principal pour donner son sperme. Connaissant la propension des Québécois à tout traduire, c'est étonnant qu'il n'ait pas choisi de s'appeler "Dollar étoilé". En tout cas rien à voir avec le café ou les cinnamon rolls (même si, à titre personnel, je préfère leur gâteau aux Oréo).
LA RÉPLIQUE DU FILM
"Mes enfants sont trop vieux pour que je les avorte."

ÉQUATION
Starbuck = (ROSETTA - Nord) x (Québec + sperme)

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
se faire un macchiato caramel grande. Il n'en est jamais question mais entendre "Starbuck" à tout bout de champ quand on n'a pas goûté ça conditionne.

POURQUOI Y ALLER?
Parce que le Québécois c'est rigolo.
Parce qu'une histoire sur un donneur de sperme c'est assez original. Même Judd Apatow n'y a pas pensé. En plus on rigole bien. Même si on ne rie pas aux éclats, la tendance typiquement québécoise de traiter d'un sujet sensible avec humour manque cruellement à la comédie française (quoique, Intouchable était plutôt génial dans le genre si on prenait pas en pitié l'handicapé) (ce que trop n'ont pas pu s'empêcher de faire).
Pour les comédiens qui apportent tous un petit quelque chose en plus à leur personnage, même si l'acteur principal (un humoriste apparemment connu au Québec) se retient un peu trop. 

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Si on s'attend à un film cynique et pince sans rire, mieux vaut attendre la sortie d'un film belge ou anglais (ou aller voir Le Grand Soir si ce n'est pas déjà fait). Car ici tout est non seulement convenu mais aussi beaucoup trop larmoyant. On dépasse trop souvent la frontière séparant le touchant de la sensiblerie. Toutes les tentatives de passer les bornes du bon goût et toutes les blagues délicieusement incorrectes sont malheureusement désamorcées par des séquences moralisatrices empêchant de profiter pleinement de notre plaisir. Le spectateur pourrait prendre du bon temps mais celui-ci est trop mécanique. Tout comme le personnage principal qui se masturbe pour de l'argent, on a envie de prendre du plaisir mais ce dernier est soumis à des conditions qui se veulent bien trop sérieuses et qui entravent le scénario du film.

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"C'est dégueulasse, en France pour donner ton sperme eh ben on te paye même pas! En plus au lycée les profs ils sont payés et nous on gagne que dalle!"
Kévin, 16 ans

THE RAID


UN FILM SUR
les policiers corrompus, les truands nuls à la bagarre, les machettes en dehors de l'Afrique, les logements sociaux qui font relativiser sur la banlieue parisienne.

POURQUOI "The Raid"?
C'est là qu'il faut un avertissement, et pour pas que vous vous trompiez en allant le voir on sort les majuscules.
ATTENTION : ce film n'est pas un film sur le groupe d'intervention français. Ça se passe même pas aux États-Unis. En fait ça se passe en Indonésie, avec des acteurs locaux, mais c'est bien fait par un Américain. Du coup l'assaut sur l'immeuble dans le but de choper le grand méchant c'est "The Raid". Il manque un "fucking" entre "the" et "raid", mais vous connaissez les censeurs.

LA RÉPLIQUE DU FILM
"Qu'est-ce que tu fais avec lui?
- Je l'amène au boss.
- Il est mort.
- Et alors? Au moins je reviens pas les mains vides."

ÉQUATION
The Raid = ONG-BAK + ASSAUT

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
faire la bagarre.

POURQUOI Y ALLER?
Parce que la sortie en France de ce genre de films est assez rare. Surtout quand ils sont au 1er degré, sans clin d’œil ou blague pour faire passer la pilule. De l'action pure et pas forcément bête.
Pour les chorégraphies des combats qui sont assez dingues. Un ballet violent et virtuose, malgré des combats un peu longs et tirés par les cheveux, mais bon, nous ne sommes pas habitués, pauvres cinéphiles occidentaux nourris par tant de films d'actions intellectuels et beaucoup trop fins (Taxi, Yamakazi, Banlieue 13) pour comprendre que cela fait partie des codes du genre, et qu'en ça l'hommage est totalement réussi. Un bon Van Damme c'est tellement mieux.

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Parce que la promesse d'une progression palpitante d'étage en étage n'est pas respectée. Même s'il y a un jeu entre les appartements et les couloirs, le haut et le bas, la mise en scène reste à la traine et le scénario déçoit dans le peu d'inventivité qu'il fait du huis-clos. Dommage, la situation particulière de l'immeuble et l'obligation de devoir toujours monter plus haut aurait mérité d'étoffer les enjeux sur le contrôle d'une zone ou d'un étage, comme dans Die Hard ou Assaut

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"Aya!"
Karaté Boy

DARK SHADOWS


UN FILM SUR
les cachettes secrètes des vieux manoirs, les boobs d'Eva Green, les années 70 telles qu'on les imagine maintenant, les suicides ratés, le mythe de la sorcière sexy, l'intemporalité des torches et des fourches chez les foules en colère.

POURQUOI "Dark Shadows"?
A priori c'est ce que ressentirait le personnage de Barnabas joué par Johnny Depp, "enfermé dans de sombres ombres". Du coup on comprend pourquoi ça n'a pas été traduit en Français. C'est quand même assez moche "sombres ombres".

LA BLAGUE DU FILM
La petite vieille servante de la famille Collins.

ÉQUATION
Dark Shadows = (BEETLEJUICE + LES NOCES FUNEBRES) x les seventies

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
écouter du disco et du funk.

POURQUOI Y ALLER?
Si vous êtes fan de Tim Burton et que vous n'appréciez pas le fait que ce soit super hype aujourd'hui de croire qu'on connait son cinéma, parce que cette catégorie de personne risque d'être déçue mais pas vous (enfin pas trop). De quoi se sentir un peu au dessus du lot des connasses de 16 ans à collants troués qui ont une trousse Mister Jack parce que "mes parents ils comprennent pas ma souffrance" et qui portent de longs gants noirs pour faire croire qu'elles cachent des cicatrices d'un suicide raté à cause du couteau à beurre qui était pas assez aiguisé.
Pour mater. Eva Green remplit aussi bien le contrat que son soutien gorge (quand elle en porte un).
Pour la photo assez jolie dans son genre, notamment la mise en avant de certaines couleurs et teintes par l'affadissement des autres. Une sorte de terne lumière éclatante propre à l'auteur (y'a pas que Corneille qui a le droit de faire des oxymores).

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Si vous voulez rire tout en étant effrayé et dégouté. C'est ce que le cinéaste faisait avant. Ici, malgré quelques rares moments (lorsque les sculptures prennent vie par exemple), on n'assiste pas à un retour de ce cinéma sombre et glauque, mais drôle et attirant. D'ailleurs on ne rit pas beaucoup, on n'est effrayé que par la fin qui est catastrophique et le dégoût ne vient que de tous les sous-entendus sexuels inutiles à la limite du vulgaire.
Parce que vous ne serez que très peu surpris, même si ce n'est pas le principal. Après tout, on passe un moment plutôt bon et le film est quand même plus que pas mal. Peut-être juste un peu feignant.

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"Mon mari adore que son meilleur ami et moi réalisions ses fantasmes pendant qu'il nous filme."
Helena Bonham Carter

AVENGERS


UN FILM SUR
les cartes de collection vintage, celui qui aura la plus grosse, la classe en costume, le cube cosmique, les prémices des dommages et intérêts demandés à des sauveurs (s'il faut un avocat pour ça, la cousine de Hulk se fera un plaisir de plaider dans la suite), la maïeutique russe.

POURQUOI "Avengers"?
Parce que, comme le disait la Guèpe dans Avengers #1 en Septembre 1963, c'est quelque chose qui fait "coloré et sérieux à la fois". Après, pourquoi ne pas avoir utilisé le nom français "Vengeurs", mystère...

LA BLAGUE DU FILM
Le discours de Loki face à Hulk.

ÉQUATION
AVENGERS = IRON MAN + CAPTAIN AMERICA + HULK + THOR + BUFFY

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
lire tous les Ultimate qu'on a amassés pendant des années sans oser les lire parce qu'il en manque toujours un ou deux (et que mine de rien ça prend de la place dans le salon).

POURQUOI Y ALLER?
Si vous attendez ça depuis vingt ans ou plus parce que, après l'avoir vu, vous serez prêt à attendre encore autant de temps la suite.
Pour Hulk : hilarant, bien interprété et bien fait. Enfin...
Parce que ce n'est pas juste un divertissement d'une excellente qualité devant lequel on rit énormément, mais aussi un parfait travail scénaristique. Tous les personnages ont leur place sans exception, personne n'est laissé sur le carreau. Encore plus fort, le film accorde à chacun d'eux le temps nécessaire à leur évolution personnelle entre le début et la fin. Un film d'action drôle avec des personnages qui ont de l'épaisseur, c'est assez rare pour qu'on s'y précipite.
Pour les fans qui vont s'étouffer devant la fin.

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Si vous n'avez pas aimé les précédents films sur les personnages.
Si vous voulez vous détendre ou réfléchir sur le sens de l'existence. On n'est pas là pour penser, juste pour kiffer comme jamais.

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"Nan j'suis pas dégouté qu'ils m'aient pas invité! de toute façon j'm'en fous, j'ai mon film qui sort bientôt!"
Spider-Man

LES ADIEUX A LA REINE

























UN FILM SUR
la broderie, les gondoles versaillaises, le top 50 des têtes à couper, le saphisme assumé (et pas très excitant).

POURQUOI "Les adieux à la Reine"?
Parce que le personnage principal, qui a une relation ambigüe avec Marie-Antoinette (lesbienne? problèmes avec sa maman? syndrome de Stéphane Bern?), va devoir la laisser partir. En effet, nous sommes en Juillet 1789 et dehors les gens crient "A la Bastille!" comme dans la pub La Laitière.

LA BLAGUE DU FILM
Le moment le plus drôle, on a beau chercher, ça reste la scène où une comtesse/duchesse/courtisane/vieille à corset (rayer la mention inutile) se pend. Et pourtant c'est pas vraiment rigolo. C'est dire l'ambiance...

ÉQUATION
LES ADIEUX A LA REINE = (LES 3 MOUSQUETAIRES - les mousquetaires - Michael Bay) + Noémie Lvovsky

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
réfléchir à deux fois avant d'accepter de participer au label des spectateurs UGC sans savoir de quel film il s'agit.

POURQUOI Y ALLER?
Pour voir Léa Seydoux total naked (y'a aussi Virginie Ledoyen, mais je doute qu'on puisse être fétichiste à ce point).
Parce que le point de vue est assez original : montrer l'envers du décors de Versailles est assez inédit. Il n'est ici pas rutilant, bien au contraire. On y voit les couloirs pleins de courtisans n'attendant que de pouvoir apercevoir le roi, les souterrains et quartiers des serviteurs très loin de la richesse habituelle du palais, l'insalubrité régnante ainsi que les protocoles régissant la vie quotidienne.
Parce que, pour une fois, l'accent de Diane Kruger est justifié.

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Si vous aimez la tension sexuelle entre femmes. Parce que là y'en a, mais c'est assez...bizarre. On est très loin d'un discours ou d'une réflexion à la David Lynch. Dommage, interroger les mœurs sexuelles de personnages historiques aurait pu être intéressant si elles n'avaient pas juste été effleurées. Au lieu de ça, on nous peint une amitié hypersexualisée ou de l'homosexualité amicale, on ne sait pas trop.
Parce que les personnages sont assez schématisés. Certains d'entre eux amènent même des embryons d'intrigue, ils prennent un peu d'importance pour d'un coup disparaitre sans justification crédible. Vous croyez que l'idylle naissante entre le gondolier et la lectrice va prendre de l'importance dans l'intrigue? Ben non, on va apprendre au détour d'un couloir qu'en fait on ne le voit plus trainer parce que son frère est un révolutionnaire, et que du coup on l'a fusillé. Disparu avec les promesses d'intrigue qu'il amenait. Et il n'est malheureusement pas le seul (la pendule qui prend tellement d'importance et dont tout le monde se fout au final...mais à quoi elle sert alors?) (à rien en fait).
Parce que la caméra épaule dans un film d'époque à visée historique ça ne fonctionne pas. Et on ne parle même pas du montage qui, niveau délicatesse, équivaut à se faire une tartine de Nutella avec une machette.
Parce que Léa Seydoux exhume un sentiment enfoui en nous depuis des années et qui nous a tous gâché nos Samedi matin : celui qu'on ressentait en regardant Princesse Sarah. Cette voix qui hurlait en nous "Mais rebelle-toi connasse, tu vas pas la laisser te traiter comme ça putain! Un peu de fierté quoi, fous-lui une beigne bordel! Non mais...mais...t'excuse pas en plus abrutie! Et voilà elle baisse les yeux, voilà, ben laisse-là te traiter comme une merde tiens, va crever!".

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"Moi j'aurais mis un peu plus de musique quand même. Et des soldats qui chantent tiens, ça aurait été pas mal. Eh, je crois que je tiens un super concept!"
Dove Attia

A L'AVEUGLE

























UN FILM SUR
les vieux chiens qui puent, les accordeurs de piano, les supers pouvoirs des aveugles, comment gérer son ennui quand on est retraité de l'armée, les daddy issues.

POURQUOI " A l'Aveugle"?
Parce que le principal suspect dans les affaires de meurtre est aveugle. Voilà voilà...

LA RÉPLIQUE DU FILM
" Ça vous arrive jamais vous de péter un plomb?
- Si, plusieurs fois par jour. En plus moi j'ai un flingue et un badge, alors t'imagines...la vie est mal faite hein?

ÉQUATION
A L'AVEUGLE = Daredevil x (polar français - Olivier Marchal)

UN FILM QUI DONNE ENVIE DE
déjà être en Octobre pour pouvoir voir Taken 2 qui, lui, doit avoir des balls.

POURQUOI Y ALLER?
Pour le duel psychologique entre les deux personnages joués par Lambert Wilson et Jacques Gamblin qui fonctionne très bien. A ce titre le film nous sert une ambiance de thriller plutôt bien menée (au moins pendant ses deux premiers tiers), malgré son manque de générosité en rebondissements.
Parce que le scénario a été écrit sur une idée de Luc Besson, et rien que ça devrait suffire. En plus, pour une fois, pas de course de bagnole, de gros black qui se fait péter la gueule ou de chinoise qui se fait kidnapper (et inversement bien sûr).

POURQUOI NE PAS Y ALLER?
Pour le twist principal du film qui, bien qu'il soit assez inattendu et promette un changement de direction intéressant, fait basculer le film du thriller correct vers le film policier français conspirationniste. Et ça c'est quand même moins intéressant. Beaucoup moins.
Pour les personnages (en dehors des deux principaux) qui ne sont que des archétypes de séries policières françaises et qui sont interprétés comme tels. Qu'est-ce que vous voulez, on sait pas faire on sait pas faire...
Parce que les clichés n'ont pas été évités, au contraire, aucun n'a été oublié. Pourquoi faire quelques petites allusions au fait que le policier ait tué sa femme dans un accident de voiture si cela n'a aucune incidence sur l'intrigue? Laissons lui le droit d'être blasé et d'avoir un chien con sans pour autant que ce soit à cause de la mort de sa femme.Et pourquoi son fils est gay et sort avec un apprenti journaliste caricaturant les flics puisque ça n'a aucune incidence sur l'histoire ni sur le personnage? C'est sa vie, faut la respecter, il fait ce qu'il veut tant qu'il vient pas s'immiscer dans l'enquête.

CE QU'ILS EN DIRAIENT
"Moi j'ai été flic, et j'peux vous dire que dans la réalité ça s'passe pas comme ça : y'a toujours une histoire de dope, des bavures, de la corruption, et des témoins qui se font tabasser dans des cellules glauques avec des tags de merde sur les murs. Besson il sait pas de quoi il parle."
Olivier Marchal